Seoul Résidence mai 2008

SEOUL      Résidence mai 2008

Depuis  2002 mon travail s’est construit essentiellement hors de mon atelier, hors de France, avec un intérêt porté presqu’obsessionnellement à l’étude de la nature, chaque fois que la vigueur des échanges élémentaires en accélère les métamorphoses, les rythmes, les fractures ; chaque fois que l’homme en fait  intégralement partie, chaque fois aussi que la terre semble ne pas avoir été tout à fait délaissée par ses divinités primordiales.

Cap donc vers les côtes ouest et nord de l’Ecosse, la Grèce, l’est de la Crimée, le grand est de la Turquie, et bientôt les Açores.

Chaque exploration a été suivie d’une exposition aussi  intime fût-elle du travail fait sur place. Auparavant en 1987, lors d’un voyage en Chine, j’ai découvert la grande calligraphie cursive des lettrés et leur vision de la nature qui lui insufflait cette »liberté sauvage », selon les mots de Simon Leys.  Et ce fut une  révélation.

De retour à Paris j’ai suivi des cours de calligraphie chinoise, ce qui ne représente  rien de plus qu’une initiation mais qui a donné plus de charge à cette  émotion  et sous-tendu je le sais tout un aspect de mon travail.

Peu de nature à Séoul mais la perspective d’une résidence en 2008 réactive ce désir laissé en friche d’y travailler « l’unique trait de pinceau » auprès d’un maître.  Et de prolonger mon travail sur les cargos à Busan qui abrite non seulement un très grand port marchand mais l’un des plus grands chantiers  navals d’Asie.

Paris 2007