Laurence Forbin

Tout est en mouvement et se transforme,

Tout se relie et tout se tient.

Ce sont les axes qui unifient la discontinuité thématique de ma peinture, sans doute.

Le monde est un sémaphore, provocateur d’émotions, catalyseur de formes, un réservoir de signes dont la main va s’emparer.

Ainsi apparaissent des amorces, des fragments, des répons ,des voies sans issue ,des séries . Séries resserrées, séries traversantes. Peintures, dessins, peintures se succèdent, par afflux de visions, par imminence du plus vrai toujours à venir croit-on, au plus proche de l’émotion initiale. De la réalité à l’imaginaire le va -et-vient est constant, l’œil veut voir apparaître, la main s’impatiente de tracer avec le medium du moment, liquidité de l’encre, viscosité de l’huile, sécheresse du fusain, pourvu qu’elle y gagne en liberté.